Les aventures de Dark Vador

Librement inspirées de faits faux et non vérifiés

Dark Vador se leva tard ce jour-là. C’est Yvonne, sa femme, qui le tira du lit. Il était 11 heures passées. Elle ouvrit le rideau métallique de la fenêtre et la lumière inonda la chambre.

– La lumière, Vovonne! Ffff. La lumière, nom d’une étoile noire! Tu veux me tuer ou quoi? Ffff.

– T’as encore dormi avec ta cape!? Je te la repasse tous les jours, j’en ai marre, Darky! Ton café est prêt.

Yvonne ramassa les chaussettes noires et sales de son homme et s’en alla dans la cuisine en traînant des pieds. Elle versa une bonne dose de café dans un bol noir sur lequel on pouvait lire : « I hate you for ever ». Dark Vador apparu dans l’encadrement de la porte. Il s’appuya sur le chambranle. Il avait l’air de rien puisque son casque cachait son expression. Malgré tout, sa main droite gantée tapotant sur son plastron trahissait une gène qu’Yvonne décrypta immédiatement.

– Qu’est-ce qu’il y a Darky?

– C’est que…Ffff, je me demandais si…Ffff, au cas où tu n’aurais pas besoin de la voiture…Ffff.

– T’es pénible! Et je vais travailler comment moi? Ffff!

– Tu te fous de moi en faisant Ffff? Tu te moque de mon problème de respiration? Ffff.

– Sois pas stupide, Vava! Je soufflais d’exaspération, c’est tout.

Dark Vador savait qu’il avait marqué un point pour la voiture, qu’elle lui filerait pour s’excuser de l’avoir vexé. Il arrêta de tapoter sur son plastron.

– Oui! oui! Prend la bagnole! Merde alors! C’est encore moi qui vais me taper le métro…

– Dis, Vovonne, Ffff, tu donnerais pas un petit coup de fer sur ma cape? T’as dû dormir dessus cette nuit, elle est dans un état…Ffff.

– Maintenant???

– Ben oui, j’ai rendez-vous chez Darty pour du boulot…

Yvonne mit ses mains sur ses hanches et fronça les sourcils.

– A Midi?

– Je vais passer manger chez Bruno avant.

Yvonne mit la main dans sa poche et en extirpa un trousseau de clé qu’elle balança à Dark Vador.

– Vas-y chez ton alcoolo et picolez tant que vous voulez, je m’en bats l’œil. Tu viendra pas te plaindre que tes Ffff s’aggravent!

– Merci, Ffff, chérie, Ffff.

Dark Vador tourna les talons et se dirigea vers la porte d’entrée de leur trois pièces.

– Tu y passes au moins chez Darty?

– Oui, oui, mamour, Ffff.

– Prend du pain!

Dark vador prit l’ascenseur avec une vieille qui ne put s’empêcher de lui poser une question.

– Vous n’avez pas chaud, monsieur, sous ce costume?

– Ta gueule, Ffff.

– Excusez-moi, je ne voulais pas être désagréable.

– Ta gueule complètement, Ffff.

Arrivé sur le parking, Dark vador s’engouffra dans une Citroën Visa déglinguée qui avait sûrement été bleue à ses débuts. Il fit grincer la portière, la claqua violemment et coinça sa cape dont un bout dépassait à l’extérieur de la voiture.

– Chier! Merde! Ffff.

la vieille observait la scène, postée à quelques mètres.

– Monsieur, monsieur! Votre cape est coincée dans votre portière!

Dark Vador tourna la clé pour démarrer. Sans succès. La Visa gémissait sans faire vrombir son quatre cylindres. Quelqu’un donna des petites tapes sur le toit de la voiture. c’était la vieille. Dark Vador tenta de descendre la vitre mais la manivelle lui resta dans les mains. Il ouvrit violemment la portière et saisit le cou de la vieille de sa main droite pour la soulever du sol.

– Ecoute-moi bien, madame « je vois tout », Ffff, si tu t’avises de me parler à nouveau, Ffff, ou ne serait-ce que de me regarder, Ffff, je te sodomise avec mon sabre lazer, compris? Ffff.

La vieille était violette. Ses chaussures tombèrent sur le goudron. Dark vador la posa à terre. Elle s’agenouilla et mis ses mains sur sa gorge en essayant de reprendre son souffle. Dark Vador remonta dans sa Visa qui au bout de quatre ou cinq essais finit par démarrer.

Après avoir traversé la moitié de Paris et calé une dizaine de fois, Dark Vador arriva enfin chez Bruno, à Montmartre, au 27 du chemin de Saint-Nicolas. Il se gara comme une merde devant la maison de son pote, claqua la portière de toutes ses forces et balança un grand coup de latte dedans.

– Putain de bagnole! Ffff.

Bruno était sur le palier et avait assisté à la scène.

– Qu’est-ce qu’il t’arrive, Darky?

– Rien. Problème technique, Ffff.

– Entre boire un coup, ça va te requinquer….

Les deux amis pénétrèrent dans la porcherie qui servait de maison à Bruno.

– Tu bois quoi, Darky? Un pastis avec une paille? Hi, hi, hi! ça me fera toujours rire!

– C’est ça, avec une paille, Ffff. Comment tu veux que je boive avec mon casque, tête de con? Ffff.

– T’as jamais essayé de l’enlever?

– Une fois. Quand j’ai vu ma tronche, je l’ai remis et j’ai jamais réessayé, Ffff. ça fait 15 ans. Il faut savoir cacher ce que l’on est pas capable de voir, Ffff.

Bruno but son verre d’un trait.

Tu veux pas essayer à nouveau de l’enlever ce casque? Que je vois ta tronche au moins une fois! Allez Darky! On est ami, non?

– Tu fais chier, Bruno! Ffff. Bon, c’est bien pour te faire plaisir…

Il tira sur son casque de bas en haut. Avant que Bruno ne puisse voir son visage, du pus coula le long du cou de Dark Vador, puis un peu de sang. Lorsqu’il ôta son masque complètement, des fils se formèrent entre ce dernier et son visage affreux. Bruno se resservit un pastis avec seulement un dixième de flotte et le but cul-sec histoire de ne pas tourner de l’œil.

– Putain, Darky, c’est carrément dégueulasse… On dirait la tête d’un dindon à qui on aurait coupé le bec et qu’on aurait cramée au chalumeau. Ça me donne envie de vomir…

– T’en rajoute pas un peu!? T’as pas un miroir que je vois à quoi je ressemble?

– Bouge pas.

Bruno fila à la salle de bain et revînt avec un miroir de gonzesse rose avec des plumes.

– Tiens…

Dark Vador regarda son visage dedans.

– Bof, t’exagères. Y a pire! Oh putain, tu remarques rien?

– Non quoi?

– Je ne fais plus de Ffff!

– Ben ouais, c’était ton casque!

– J’avais oublié, tu vois…

– Et si t’enlevais le reste?

– Pourquoi pas? Pour finir, ça m’excite!

Dark Vador enleva son plastron, sa cape, son truc électronique sur le ventre, son pantalon rigide, ses pompes de cosmonaute et hésita pour son slip noir en fibre de carbone.

– J’enlève aussi mon slip?

– Non, Darky, ça ira.

Dark vador tira sur son slip pour voir à l’intérieur.

– Putain, j’ai plus rien! C’est pour ça que ça fait vingt ans que j’ai pas eu envie de sauter Yvonne… En passant, ça doit drôlement lui manquer de ne pas baiser.

Yvonne épluchait des patates lorsqu’elle entendit sonner à la porte. Il était autour de 19 heures. Elle posa son économe, essuya ses mains sur un torchon et marcha jusqu’à la porte qu’elle ouvrit avec précaution.

– Ben c’est toi? t’as pas tes clés?

– Non, Ffff, je les ai oubliées, Ffff, chez, Ffff, Bruno, Ffff.

– Toi t’as picolé! Tes Ffff ont augmenté!

– Non, mamour, Ffff.

– Installe-toi au salon, je t’amène une infusion pour que tu dessoûles.

– Ok, Ffff.

Yvonne posa le bol de tisane à côté de son Darky qui lui colla une main aux fesses non équivoque.

– Darky, t’es malade où quoi?

– Ben quoi, j’ai envie!

– Depuis tout ce temps, qu’est-ce qui te prend?

– Vire ton tablier!

– Oh! Cochon!

Dark Vador attrapa Yvonne, la fit asseoir sur ses genoux et retroussa son tablier ainsi que sa robe pour faire apparaître une touffe noire comme son casque au milieu de cuisse laiteuses. Il la caressa doucement. Yvonne était aux anges. Elle bascula la tête en arrière. Dark Vador dégrafa alors son corsage et déballa une bonne grosse paire de doudounes qu’il se mit à peloter consciencieusement. Il lui bouffa les tétons et n’y tenant plus, se releva et enleva son pantalon rigide.

– Darky, qu’est-ce que c’est que ce slip rouge???

Dark Vador releva son casque.

– Bruno!!! Mais où est Darky?

– Il fait dodo, ma chérie.

L’usurpateur baissa son slip et libéra un membre de taille plus qu’honorable.

– Écarte tes cuisses, ma douce…

Yvonne s’exécuta. Bruno la baisa comme jamais elle ne l’avait été. Il enchaîna une centaine de va-et-vient tout en lui massant les nichons. Elle était ivre de plaisir, Yvonne. Après cette partie mémorable de jambes en l’air, elle s’adressa à son amant d’un ton sec.

– Il est où?

– Chez moi, évanoui.

– Va le finir!

Soudain, une voix retentit derrière les deux amants.

– Va finir qui?

Dark Vador avait revêtu les habits de Bruno et tenait dans la main un sabre laser rouge et vrombissant. Il le fit tournoyer dans l’air avec maîtrise, à droite, à gauche, puis il sectionna le sexe de Bruno qui s’écroula sur la moquette en hurlant de douleur en même temps qu’un puissant jet de sang éclaboussait le visage d’Yvonne. Il mourut en une minute ou deux, dans une marre d’hémoglobine. Yvonne sanglotait, la tête entre ses mains.

– Excuse-moi, Vava… Je ne sais pas ce qui m’a pris…

– Je ne t’en veux pas, c’est pas de ta faute. Tu t’es laissée aspirer par le côté obscur de la force. Tu dois tout de même mourir.

Dark Vador trancha la tête d’Yvonne d’un coup de sabre laser. Son sang se mêla à celui de ce traître de Bruno. Le vengeur récupéra son costume, le nettoya et l’enfila. Il trouva les clés de la BX de son ancien pote dans la boîte à gants de son plastron. Cet imbécile n’avait probablement pas réussi à démarrer la Visa et avait été obligé de prendre sa propre voiture. Dark Vador prit l’ascenseur pour descendre. Il se retrouva nez à nez avec la vieille qu’il avait agressée sur le parking.

– Vous savez que j’ai porté plainte, monsieur! ça ne se passera pas comme ça! Les gens de votre espèce, ça…

La vieille s’arrêta instantanément de parler lorsqu’elle vit s’allumer le sabre laser. Sa tête roula sur le lino de la cabine de l’ascenseur qui ne tarda pas à être aspergée de sang. Dark Vador chercha la BX de l’autre abruti sur le parking. Il finit par la trouver garée en travers d’une pelouse et s’installa au volant. Elle démarra au quart de tour. Il fit une marche arrière virile et fila à toute allure dans les rues de Paris. Il gagna le périphérique et poussa son nouvel engin au maximum. Le compteur indiquait 190 km/h. Le moteur hurlait tant qu’il pouvait.

Il avait retrouvé le côté obscur de la force comme au bon vieux temps. Il se sentait libre.

Ffff.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *