Stop !

Écrire sur les fleurs, les oiseaux, les montagnes, le soleil qui se lève, rendre hommage à la beauté qui s’étale sur nos rétines d’humains encore surpris, garder un regard neuf sur le vivant qui nous entoure fait partie de nos rituels immuables, depuis la nuit des temps, lorsque déjà les hommes peignaient les parois au fond des grottes. Je sens pourtant un danger qui m’empêche de me cantonner à cette poésie sur ce blog. Il se joue quelque chose de terrible de nos jours dans mon pays et sur la planète entière. Les libertés sont en grand danger, plus que jamais. Les représentants du fascisme sont banalisés, on leur déroule le tapis rouge dans les médias mainstream, on évite la polémique avec eux et ceux qui luttent contre leurs idées rances sont trainés dans la boue, diabolisés, parce qu’il faut sauver les privilèges d’une caste d’individus fortunés qui sent bien que la révolte gronde et qu’il va falloir proposer des solutions, désigner des coupables autres qu’eux-mêmes, à tort. Et ils sont tout trouvés : les étrangers. C’étaient les juifs, les communistes, les homosexuels pendant la seconde guerre mondiale et c’est aujourd’hui, en France, les musulmans les responsables prioritaires de tous nos maux. En chacun d’eux se cacherait un violeur, un terroriste, au mieux un profiteur du système. Le suprémacisme blanc dans toute sa splendeur. J’ai honte de faire partie de cette France qui pratique un racisme systémique de plus en plus décomplexé. La haine est palpable. Elle passe par les mots, les regards, les actes… Quand est-ce que cette connerie va s’arrêter ? Qu’attend-t-on pour nous reprendre ? Que veut-on ? Des milices à la Trump pour chasser les illégaux, les basanés ? Va-t-on fermer les yeux sur les ratonnades ? Faut-il arriver à l’abject pour qu’une frange de la population tire le système d’alarme et dise stop ? Quelles horreurs faut-il encore entendre de la bouche de nos représentants et des médias qui leur sont dévoués pour qu’arrive la nausée ? Quelles sont les limites acceptables ? 

Je peux admettre des idées différentes des miennes mais le racisme, sous toutes ses formes, est ma limite. Il gangrène nos sociétés et je me devais d’en parler dans ce petit blog insignifiant, même si mes mots n’ont aucune portée mis à part faire fuir le peu de lecteur qui ne les partage pas… 

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