Des gamins dans un bac à sable. Voilà comment se comportent les « grands » de ce monde. Je te piétine ton château, tu me mets un coup de râteau, je pleure et t’envoie du sable dans les yeux, tu me balances ta pelle dans la tronche, j’appelle ma mère, etc, etc.
J’écoute les infos ce matin sur une radio d’info continue et ça me saute aux oreilles : on est gouverné par des sales gosses de 5 ans dans des corps d’adultes. Le niveau intellectuel de ces individus ne dépasse pas ça. Sauf que, et ce n’est pas un point de détail, les gosses de 5 ans sont aussi capables d’empathie, ce qui n’est pas le cas de la brochette de dictateurs qui font dorénavant la loi sur terre.
Hier, j’étais en dialyse. Des infirmières s’affairaient autour de ma carcasse alitée, une machine complexe filtrait mon sang pour lui enlever ses déchets (urée, créatinine), éliminer ses toxines et rétablir l’équilibre des minéraux essentiels (sodium, potassium, calcium, etc.). On était aux petits soins avec moi qui sans la médecine boufferais déjà les pissenlits par la racine. Voilà aussi ce que sait faire l’être humain : en réparer d’autres.
Au même moment, une bande de salopards bombardait l’Iran (certes dirigée par des salopards également), et bombardait le Liban, etc, etc. Et ça se bombardait de partout.
De plus en plus, les populations sont prises pour cibles, se déplacent dans la douleur ou crèvent. Les gendarmes du monde s’en tamponnent, ils bombardent encore et encore parce qu’ils sont en colère et qu’on menace de leur piquer leurs jouets. Le gros à mèche jaune s’étouffe avec son burger en voyant sur ses écrans que les mollahs lui résistent et il hurle dans sa chambre à coucher, dans son pyjama estampillé MAGA : « Bombardez-moi tout ça ! Rasez-moi ce pays d’arriérés, et de près !! » Et on s’exécute…
Qui va arrêter ces mecs ? Jusqu’à quand le peuple va accepter d’être victime de ces tarés ? On va finir comme ça ? À cause de psychopathes égotiques ? On envoie des astronautes regarder le cul de la lune et on est pas foutu de s’entendre un minimum sur notre propre planète ? Un gamin, un vrai, qui regarde notre monde d’adulte doit se poser bien des questions. Je n’ai pas d’enfant et j’aurais bien de la peine à inculquer des notions de bien et de mal à ma descendance en me référant à un comportement de grande personne responsable exemplaire censée nous représenter. L’humain part en couille de partout. Ce monde est un vaste pugilat. Il va me falloir des années pour remonter la pente avec mes reins en bout de course, des soins interminables, et paradoxalement, en une fraction de seconde, un missile anéantit des dizaines de vies. La destruction est l’ultime bassesse. Et ces types osent utiliser le terme « gagner la guerre » ?! Qui est gagnant dans une guerre ? La gueule cassée ? L’estropié ? La veuve ? La mère qui pleure son fils ? Qui ? À chaque fois que je passe devant un monument aux morts dans mon pays, je sens la révolte qui gronde en moi. « Morts pour la France ». Tu parles, morts pour le pouvoir et le fric surtout. Les soldats conduisent des chars d’assaut, pas des bus Volkswagen décorés avec des fleurs multicolores. La guerre amène la mort et la souffrance, pas la paix. Elle n’a jamais d’excuse, jamais ! La seule arme qui vaille, en laquelle il convient d’investir, ce sont des diplomates pour ne pas la faire. Armons-les de luxueux stylos, pourquoi pas, pour signer les traités de paix et de désarmement mais qu’on mette fin à cette folie !
