Ne crois pas ce qu’on te dit
Car être un homme dans ce monde
Ça n’est pas tenir un fusil
Lorsque la révolte gronde
Cette femme qui crie et que tu frappes
Une inconnue qui se rebelle
C’est ta soeur, ta mère, n’oublie pas
Ce que l’enfance te rappelle
Ce sang qui te rougit les mains
Regarde-le en face et pleure
Et que tes larmes de pauvre humain
Fasse changer cette couleur
Il est temps de poser les armes
D’ouvrir vos poings serrés de colère
De mettre fin à tant de drames
Pour tendre des mains solidaires
Il est si bon de se connaître
Et de se voir tellement semblables
Car il n’y a ni Dieu ni maître
Qui ne mérite qu’on nous accable
Ne crois pas ce qu’on te promet
La violence comme une réponse
Jamais les coups n’amènent la paix
C’est l’impuissance qu’ils dénoncent
Avec ce gosse que tu arraches
À son école et à sa mère
C’est sur toi que tu craches
C’est ton coeur que tu lacères
Je ne veux pas croire, mon frère
Que tu as cessé d’être aimant
Quitte de cette folie délétère
Et rejoins enfin les vivants
Il est temps de poser les armes
D’ouvrir vos poings serrés de colère
De mettre fin à tant de drames
Pour tendre des mains solidaires
Il est si bon de se connaître
Et de se voir tellement semblables
Car il n’y a ni Dieu ni maître
Qui rendent la guerre défendable
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J’ai d’abord écrit le texte de cette chanson en pensant aux violences perpétrées par la milice Trumpienne : ICE, mais en définitive, il concerne toutes les violences, aussi bien militaires que policières. Un appel un peu naïf, je l’avoue, à la fraternité, avec l’espoir que celui qui tient le fusil n’est pas irrécupérable…
Pour ce qui est de la musique, une fois la grille harmonique et la mélodie créées, s’est posé le problème de l’orchestration. Un peu lassé de ma maigre banque de sons et mon jeu de piano limité, j’ai fait appel à mon grand ami Hervé Bargy, un auteur compositeur interprète de talent, pour me faire cette orchestration. Ce féru d’informatique a opté pour l’IA. Il a donc rentré mes accords, le style voulu dans cette ogre infâme qu’est l’IA et je n’ai pas résisté aux sirènes de la technologie : j’ai posé ma voix sur le résultat obtenu, pas dégueu… Mon ami Jacques Ferrier, excellent flûtiste, a enregistré sa partie chez moi, dans mon petit appartement. J’ai refait plusieurs fois mon chant pour affiner ma mélodie et mon phrasé mais je chante d’un bout à l’autre, sans coupures.
Allez, en prime, je vous mets une image bien cucul en bas de page pour illustrer mon côté fleur bleue. Ben ouais, être un homme, c’est aussi aimer les roses et les colombes blanches, même si cette image régurgitée par l’IA est kitschissime. Les collectionneurs de boules à neige et dauphins en verre apprécieront…

