{"id":59,"date":"2026-02-13T21:11:19","date_gmt":"2026-02-13T20:11:19","guid":{"rendered":"https:\/\/letempsdeprose.fr\/?p=59"},"modified":"2026-02-17T15:07:55","modified_gmt":"2026-02-17T14:07:55","slug":"dernieres-pulsations-avant-electrocardiogramme-plat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/letempsdeprose.fr\/index.php\/2026\/02\/13\/dernieres-pulsations-avant-electrocardiogramme-plat\/","title":{"rendered":"Partie 1"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"546\" src=\"https:\/\/letempsdeprose.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/IMG_0189-1024x546.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-63\" srcset=\"https:\/\/letempsdeprose.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/IMG_0189-1024x546.jpg 1024w, https:\/\/letempsdeprose.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/IMG_0189-300x160.jpg 300w, https:\/\/letempsdeprose.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/IMG_0189-768x410.jpg 768w, https:\/\/letempsdeprose.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/IMG_0189-1536x819.jpg 1536w, https:\/\/letempsdeprose.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/02\/IMG_0189-2048x1092.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-xx-large-font-size\">De ma tour<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>Petit matin<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Le temps est pluvieux et il fait froid. Un r\u00eave agit\u00e9 m&rsquo;a chass\u00e9 de mon sommeil vers 5 heures ce matin. J&rsquo;ai fait mon lit, comme pour achever cette nuit sur laquelle je n&rsquo;allais pas revenir et j&rsquo;ai allum\u00e9 la t\u00e9l\u00e9 sur une des cha\u00eenes qui nous fourni en information continue. Elle ne diffuse rien d&rsquo;autre que des images de la douce et esth\u00e9tique riposte fran\u00e7aise et alli\u00e9e sur le nids des barbus. Pas celles de la chair \u00e9parpill\u00e9e dans les lieux de perdition de la capitale. L&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;urgence est d\u00e9cr\u00e9t\u00e9. Les promesses de libert\u00e9 d&rsquo;avant les attentats se sont envol\u00e9es comme des moineaux apr\u00e8s un coup tonnerre. Je coupe le son, laisse les titres simplistes d\u00e9filer sur mon \u00e9cran et pose un casque st\u00e9r\u00e9o sur mes oreilles. Bettye Lavette fait vibrer sa f\u00ealure et je me fais avoir une fois de plus en pleurant comme un gosse priv\u00e9 de sa m\u00e8re. Les gros titres se brouillent et d\u00e9goulinent en dehors de l&rsquo;\u00e9cran.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Ces derniers temps, mon expression artistique se r\u00e9duit \u00e0 un journal qui n&rsquo;a d&rsquo;int\u00e9r\u00eat que pour moi, \u00e0 quelques notes siffl\u00e9es dans mon parking souterrain et \u00e0 la petite danse \u00e0 laquelle je me livre lorsque j&rsquo;estime que tout ne va pas si mal.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Pour ce qui est de la lecture, je regarde les bouquins sur mon \u00e9tag\u00e8re, comme jadis je regardais les filles, avec une envie lucide qui me ram\u00e8ne de fa\u00e7on syst\u00e9matique \u00e0 la raison et au renoncement. Je me souviens pourtant de ce temps o\u00f9 j&rsquo;avalais les romans avec d\u00e9lectation. Lorsque j&rsquo;arrivais \u00e0 la derni\u00e8re page, \u00e0 la derni\u00e8re phrase d&rsquo;un bon livre, toute l&rsquo;histoire me remontait d&rsquo;un coup, d&rsquo;un bloc, de fa\u00e7on jubilatoire. Je me sentais plus fort, nourri par une exp\u00e9rience, parfois \u00e9bloui par un style. Je me fatigue aujourd&rsquo;hui d\u00e8s les premiers chapitres et c&rsquo;est sans enthousiasme que je go\u00fbte du bout des l\u00e8vres des romans que j&rsquo;aurais d\u00e9vor\u00e9 il y a des ann\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Il me reste la musique, sans doute plus accessible, plus directe.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Des d\u00e9clarations sp\u00e9cieuses d\u00e9filent sur cette cha\u00eene d&rsquo;info merdique et hypnotique qui \u00e9claire faiblement mon salon aux volets clos. Le jour se l\u00e8ve. Je jette un \u0153il par la fen\u00eatre de la cuisine. Les Alpes sont loin derri\u00e8re les nuages.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Dans cette existence, nous r\u00eavions tous d&rsquo;une prairie grouillante de vie et nous voil\u00e0 face \u00e0 un terrain vague.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Je dois trouver malgr\u00e9 tout quelque chose \u00e0 faire pour calmer mes angoisses, un truc qui accapare mon esprit et me d\u00e9tourne de ma solitude,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Comme tout le monde, en d\u00e9finitive.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>Neige<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><a><\/a>La neige tombe sur ma tour, tombe sur l&rsquo;esplanade en contrebas, sur les arbres qui bordent la route contournant le terrain de basket, sur les voitures, les trottoirs, l&rsquo;herbe du square. Elle tombe sur ma main, paume tourn\u00e9e vers le ciel, et me picote de froid. Je suis tout de m\u00eame content qu&rsquo;elle vienne semer la pagaille, pour l&rsquo;ambiance, le spectacle&#8230;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Si demain les routes ne sont pas d\u00e9gag\u00e9es, je n&rsquo;irai pas \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel J. En contrepartie, j&rsquo;esp\u00e8re qu&rsquo;il y aura une bonne couche de poudreuse, comme lorsque j&rsquo;\u00e9tais gosse. Je me souviens, nous jouions jusqu&rsquo;\u00e0 nous geler les pieds et les mains, des nuages blancs sortaient de nos sourires francs et des petits morceaux de glace pendaient \u00e0 nos bonnets de laine. De retour \u00e0 la maison, lorsque nous retirions nos gants et nos chaussettes tremp\u00e9s, apparaissaient nos extr\u00e9mit\u00e9s rougies et douloureuses.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Nous \u00e9tions la vie sans rien savoir de ses vacheries \u00e0 venir. Enfin, il me semble que c&rsquo;\u00e9tait ainsi. On est souvent bien loin de la v\u00e9rit\u00e9 lorsque l&rsquo;on traite du pass\u00e9. J&rsquo;id\u00e9alise mon enfance, mon adolescence et mon voyage en Afrique parce que le reste n&rsquo;est qu&rsquo;un combat sans fin, sans victoire, sans butin.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">La neige continue \u00e0 tomber et recouvre mon coin de quartier tel&nbsp;un drap blanc sur un corps sans vie.&nbsp;L\u00e0-bas, pr\u00e8s de la fronti\u00e8re suisse, les lumi\u00e8res blanches et rouges des voitures tracent des sillons sur mes r\u00e9tines fatigu\u00e9es. Voil\u00e0 que les flocons se collent les uns aux autres et acc\u00e9l\u00e8rent leur chute ainsi que la vitesse de leur fonte. Il n&rsquo;y aura pas de poudreuse comme je le souhaitais. Je dois m&rsquo;y faire, les ann\u00e9es 70 sont loin derri\u00e8re. Le froid me saisit de plus en plus. Quelques traces de pas d\u00e9coupent en pointill\u00e9s la blancheur de l&rsquo;esplanade, une vingtaine de m\u00e8tres plus bas.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Je prends une profonde respiration et ferme la fen\u00eatre. De l&rsquo;air frais s&rsquo;attarde dans la cuisine. Une mouche, parmi les derni\u00e8res, se traine tristement sur le carrelage. J&rsquo;approche mon pied nu de son corps ralenti mais elle ne r\u00e9agit pas. Je pourrais l&rsquo;\u00e9craser mais je n&rsquo;en ai pas le courage. Les flocons ont disparu. Je sortirai demain pi\u00e9tiner la couche froide et molle qui tapisse le b\u00e9ton. Cette boue translucide ressemble \u00e0 une promesse trahie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">J&rsquo;irai s\u00fbrement \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel J.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>Pagure<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><a><\/a>C&rsquo;est l&rsquo;aube. J&rsquo;ai encore \u00e9t\u00e9 tir\u00e9 de mon lit par un rien, \u00e0 cause de mon sommeil fragile. Je dormirai plus tard dans la journ\u00e9e. Mes acouph\u00e8nes, ces sir\u00e8nes du diable, sont fid\u00e8les au poste. Il se peut que j&rsquo;aille boire un expresso quelque part, dans quelques heures. J&rsquo;aime l&rsquo;ambiance des caf\u00e9s t\u00f4t le matin, le bruit du percolateur, les visages qui n&rsquo;ont encore pas d\u00e9gonfl\u00e9 de la nuit, la radio qui crachote sa petite bouillie d&rsquo;informations. On se dit que la journ\u00e9e commence, qu&rsquo;il est peut-\u00eatre possible de se refaire, de rencontrer quelqu&rsquo;un, de commencer une nouvelle vie, et puis les heures passent et on ne rencontre gu\u00e8re que soi-m\u00eame, on s&#8217;embourbe dans les orni\u00e8res d&rsquo;hier en jurant. Nos d\u00e9sillusions vont plus vite que nos r\u00eaves, toujours.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Hier, j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 chercher ma m\u00e8re \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital. La travers\u00e9e de Gen\u00e8ve fut p\u00e9nible. La circulation dense et bord\u00e9lique a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 chez moi un stress important. J&rsquo;ai m\u00eame cru \u00e0 un moment que j&rsquo;allais tourner de l\u2019\u0153il tellement tout ce merdier m&rsquo;oppressait. Une jungle urbaine. Je me suis dit que je ne remettrai plus les roues dans cette ville de dingue. Le retour fut \u00e0 l&rsquo;avenant. Enfin, ma m\u00e8re va bien, c&rsquo;est le principal. Et puis Gen\u00e8ve \u00e9tait magnifique avec la lumi\u00e8re du soir. La bagnole, cette folie humaine, l&rsquo;assassine. Certains appellent \u00e7a la libert\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">J&rsquo;irai plus tard au caf\u00e9. Pour l&rsquo;instant, je ne m&rsquo;en sens pas le courage. M\u00eame les choses simples deviennent parfois difficiles. Lorsque je change d&rsquo;endroit, je me sens comme un pagure sans sa coquille, vuln\u00e9rable. Cette fragilit\u00e9 incurable m&#8217;emp\u00eache, la plupart du temps, de me sentir bien entre deux refuges. Malgr\u00e9 tout, pouss\u00e9 par une volont\u00e9 forte, je sors tous les jours me frotter au monde.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">La bipolarit\u00e9 est un Everest dont on n&rsquo;atteint jamais le sommet. Il faut apprendre \u00e0 avoir du plaisir pendant son interminable ascension.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Le soleil caresse timidement la fa\u00e7ade de l&rsquo;immeuble d&rsquo;\u00e0 c\u00f4t\u00e9. La journ\u00e9e commence vraiment. Les gens s&rsquo;activent, se rendent service, produisent, souffrent, jouissent, s&rsquo;aiment, se m\u00e9prisent, se d\u00e9testent. Je regarde tout \u00e7a avec inqui\u00e9tude, avec joie aussi. Je suis en dehors et en m\u00eame temps en dedans, jusqu&rsquo;au cou. Je ressens les choses \u00e0 l\u2019extr\u00eame. Mes mains tremblent tels des sismographes. Je capte les humeurs des hommes, en bien comme en mal.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">En d\u00e9finitive, je suis vivant comme personne.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Je mourrai avant l&rsquo;\u00e2ge.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">\u00c9puis\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>De l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><a><\/a>Le ventilateur me balance trop d&rsquo;air et glace presque ma peau. Je l&rsquo;\u00e9teins et observe l&rsquo;h\u00e9lice qui ralentit jusqu&rsquo;\u00e0 son arr\u00eat complet. L&rsquo;immeuble en face est dans l&rsquo;ombre du mien, \u00e0 pr\u00e9sent. Sans les observer vraiment, je vois ses occupants \u00e9voluer dans leur cuisine ou leur salon, sans parole, sans bruit, fant\u00f4mes lointains. Ils sont comme enferm\u00e9s dans ces appartements exigus, th\u00e9\u00e2tres de leurs errances molles et sans but. Un sentiment de piti\u00e9 m&rsquo;envahit alors que peut-\u00eatre quelqu&rsquo;un m&rsquo;observe aussi tandis que je courbe le dos derri\u00e8re mon ordinateur, tuant doucement le temps.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Je ne me veux plus tel que je suis. J&rsquo;aimerais retrouver le gamin aventureux, enthousiaste et aimant que j&rsquo;\u00e9tais avant ma reddition dans cet h\u00f4pital psychiatrique de Gen\u00e8ve.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Au cinqui\u00e8me \u00e9tage, une femme allume sa t\u00e9l\u00e9vision. Elle fait le plein de r\u00e9signation sans le savoir, les yeux riv\u00e9s sur la phosphorescence de cet appareil hypnotique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">D\u00e9j\u00e0, je me sens pousser les ailes qui m&rsquo;arracheront \u00e0 ma condition.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Je le sais maintenant, il est possible que j&rsquo;\u00e9chappe \u00e0 mon destin, \u00e0 ce labyrinthe sans issue.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Il faut juste que je parte \u00e0 ma recherche, au del\u00e0 de mes murs.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>Divorce<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><a><\/a><a><\/a>Gen\u00e8ve, l\u00e0-bas, au bout de la ligne droite, bouche amoureuse mordant son lac que certains appellent L\u00e9man, ne m&rsquo;attend pas vraiment puisque je la boude si souvent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Je la voudrais sans la foule, avec de rares passants, sans sa masse de v\u00e9hicules vrombissants. Je la voudrais comme il y a vingt ans, trente peut-\u00eatre, avant cette \u00e9poque et sa d\u00e9mence.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Elle reste belle, c&rsquo;est ind\u00e9niable, lorsqu&rsquo;elle se mate le fric dans son eau, miroir que des bateaux \u00e0 roues \u00e0 aubes sillonnent et troublent.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Ma ville \u00e9trang\u00e8re, je ne t&rsquo;aime plus vraiment, \u00e0 cause de ces angoisses que tu me files.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">J&rsquo;ai chang\u00e9 aussi, je le sais. Notre divorce \u00e9tait in\u00e9vitable.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">On ne se d\u00e9teste pas tout \u00e0 fait puisque je marche encore dans tes rues, le nez en l&rsquo;air, \u00e0 la recherche d&rsquo;un coin de verdure sur un balcon rouill\u00e9 qui me fasse oublier ton agitation.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">C&rsquo;est vrai malgr\u00e9 tout que tu es belle, pute de luxe qui se donne en \u00e9change de n&rsquo;importe quelle devise louche. Tu n&rsquo;es pas tr\u00e8s regardante et c&rsquo;est toi qui apr\u00e8s fait au monde la morale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Je suis encore dans mon caf\u00e9, c\u00f4t\u00e9 fran\u00e7ais, les nerfs \u00e0 vif. Une invasion de gosses turbulents me donne une envie forte de me jeter dans tes bras, au bout de la ligne 18 du tram.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Il y aura peut-\u00eatre moins de bruit dans tes rues,<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\">Disons, un boucan plus reposant&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De ma tour Petit matin Le temps est pluvieux et il fait froid. Un r\u00eave agit\u00e9 m&rsquo;a chass\u00e9 de mon sommeil vers 5 heures ce matin. 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